15.02.2010

Introduction

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Quel mauricien n’a jamais entendu parler de l’« Express », du « Mauricien » ou encore du « Week-end » ? Tous ces journaux faisant partie d’une même entreprise appelée « La Sentinelle » transmettent à la population les informations régionales mais également celles du vaste monde qui nous entoure.

Les informations publiées se doivent d’être fiables et nous faisons tous plus ou moins confiance aux nouvelles rapportées dans ces journaux. Mais qui s’est réellement posé la question concernant la liberté de cette presse ? Quels sont les droits des journalistes qui s’attèlent à nous tenir informés de l’évolution de notre monde ? Quels sont les types de problèmes auxquels ils doivent faire face en permanence ?


Notre dossier ainsi que notre sujet de TPE viendront répondre à ces questions qui, un jour ou l’autre, peut-être même inconsciemment ont dû vous effleurer l’esprit.


Nous vous parlerons entre autres ; des lois accordées aux journalistes qui jouent parfois en leur faveur et parfois en leur défaveur, de l’éthique qu’ils se doivent de respecter et de la presse mauricienne face aux pouvoirs politiques.


Le journaliste et la loi

Avant de parler de l'éthique du journaliste en elle-même, qui est en général considérée comme quelque chose de relatif à une décision prise par un individu ou un groupe en accord avec les valeurs morales, nous devons prendre conscience que depuis le début le comportement et les actions de la presse sont gouvernées par un certains nombres de lois constituées et régulées par ce que certaines personnes appellent "l'éthique imposée". Cela signifie que même s'il n'y avait aucune éthique propre aux journalistes, il faudrait toujours respecter et se plier à ces préceptes désormais officiels. Ce qui en fait une des choses les plus importantes à connaître pour un journaliste voulant se lancer.
En réalité, ce qui est à déplorer chez le journaliste mauricien est qu'il sait très peu de choses en ce qui concerne les lois qui sont actuellement en vigueur dans notre pays. Ce qui, par la suite, peut avoir comme effet de faire d'eux des êtres vulnérables face à la justice ou engendrer des complications inutiles dans la relation des journalistes avec la loi.
Cependant, dans beaucoup d'autres pays, de nombreux livres ou manuels ont été publiés par des avocats de renom afin de servir de supports légaux aux journalistes dans le but de les aider à aborder les préceptes nécessaires à leurs activités de tous les jours, il est attristant de dire qu'aucune initiatives de ce type n'a été prise à ce jour à l'île Maurice. Peut-être parce qu'il n'y a pas eu beaucoup de cas de poursuites judiciaires contre les journalistes à ce jour. Ce qui ne veux pas dire que l'on devrait attendre que les choses s'aggravent pour prendre les bonnes initiatives.




· 1. La presse,et la loi



Le comportement et les actes de la presse sont gouvernés par un certain nombre de lois qui constituent ce que certains appellent l’éthique imposée. Il est vraiment important pour un journaliste de les connaître avant de commencer à exercer car il devra s’y plier tout au long de sa carrière.


Les journalistes mauriciens connaissent très mal ces lois ce qui est assez déplorable car celà peut provoquer une certaine vulnérabilité face à la Cour ou créer des conflits inutiles avec les autres pouvoirs (politique et juridique).


Dans d’autres pays, plusieurs livres et manuels ont été publiés par des avocats de renom afin de servir de guide juridique aux journalistes dans le but de les aider à exercer tout en ayant un respect des lois. On constate qu’à Maurice, cette initiative n’a pas encore été prise, peut-être est-ce dû au fait qu’il n’y ait eu, à ce jour, aucune poursuite grave contre les journalistes mauriciens.


Le journaliste doit pouvoir interpréter certains préceptes et posséder un jugement, une certaine autocensure mais également être sûr de ses sources grâce à la vérification et l’auto vérification afin qu’il ne lui soit porté aucun préjudice par la suite. Il doit faire attention à ne pas enfreindre les lois et garder de la distance et du recul face à elles. Le problème réside dans le fait que certaines lois sont mal interprétées par les journalistes et que dans ce cas il y ait transgression des lois ce qui peut aller jusqu’à l’audience en Cour selon la gravité de la faute commise.


D’après l’AJPM (Association of the Press Journalists of Mauritius), il est apparu clair que l’implication et la signification de ces lois étaient interprétées de manières différentes selon les chaînes de rédactions.


Chaque rédaction est supposée avoir son avocat personnel en cas de problèmes légaux. Mais l’on peut concevoir que même les plus riches d’entre elles ne peuvent s’offrir les services d’un juriste à temps plein ou même à temps partiel, afinr que ces derniers les mettent en garde et donnent des conseils aux journalistes, éditeurs et directeurs à propos des problèmes juridiques qu’ils risquent d’encourir si la loi n’est pas respectée.

En réalité comme dit ci-dessus très peu de journaliste sont au courant et se sentent concernés par le respect des lois touchant au journalisme. Les plus chanceux possèdent un juriste attitré qui les défendra en Cour contre toutes les accusations faites à leur encontre ou qui peuvent éventuellement superviser les articles (ex : faire une relecture) afin d’y déceler d’éventuelles diffamations ou demander une modification en cas de doute. Mais celà est en général très rare, la plupart du temps les journalistes se fient à leur intuition et à leur auto-censure, ce qui fonctionne très bien dans la plupart des cas.


A l’île Maurice, la liberté d’expression est approuvée par le gouvernement. A la différence des Etats Unis, ou l’American Bill Of Rights” qui stipule que le Congrès ne devrait pas restreindre la liberté de parler ainsi que celle de la presse.


La Constitution Mauricienne ne fait pas spécialement allusion à la presse. D’après l’article intitulé “Protection de la liberté d’expression-Constituion-“, il est souligné qu’une personne a le droit de s’exprimer ainsi que la liberté d’avoir des opinions et d’échanger des idées et des informations sans intervention des autorités”.

Mais il est également stipulé que rien ne doit contredire l’autorité d’une loi ou essayer de lui trouver une quelconque incohérence surtout si l’étendue de cette loi se porte sur :

· l’intérêt de la défense, de la sécurité publique, de l’ordre public et moral et de la santé publique

· la protection de réputations, droits et libertés ou vie privée des personnes concernées par des procédures légales,

· la révélation d’une information confidentielle,

· le maintien de l’autorité et de l’indépendance des Cours

· la régulation de l’administration technique ou d’opérations techniques telles que le téléphone, le télégraphe, la poste, les enregistrements audio, la télévision, les apparitions ou les distractions publiques.


Cette section est importante car elle permet de constater qu’il y a un certain nombre de restrictions à la liberté de la presse, elle est donc contrôlée en quelques sortes par la Constitution. Les droits de la presse ne sont pas illimités comme nous le prouve ici cette section mais ces lois sont en vigueur dans l’unique but de protéger la nation voire les droits individuels contre les excès.



Comme dit précédemment la Constitution mauricienne n’évoque pas la presse dans son article sur la liberté d’expression et pour cause, il n’y a pas de loi concernant le contrôle de la presse par le gouvernement a l’île Maurice. A la différence de la France (qui possède une loi détaillée concernant la presse depuis juillet 1881 et étant fréquemment mise à jour), l’île Maurice prend exemple sur le modèle de la Grande-Bretagne qui a institué une loi commune qui stipule que les lois applicables pour les citoyens le sont aussi pour la presse, ce qui fait que la presse mise au même niveau que les citoyens n’a pas le droit d’insulter et de diffamer.


Il s’en est fallu de peu pour qu’une loi spécifique concernant la presse, soit instaurée en avril 1984 quand le gouvernement s’est rendu au Parlement avec le “Newspapers and Periodicals Bill” et proposa un paiement de sûreté s’élevant a Rs 500 000 pour quiconque voudrait publier un journal. Heureusement pour le monde journalistique, ce projet n’a pas abouti.


Pour revenir aux lois communes, nous pouvons nous référer à deux articles du Code Civil.

Le premier intitulé “Des délits et des quasi-délits” stipule qu’un homme auquel il est causé des dommages, oblige celui par qui la faute est arrivée à la réparer immédiatement. Cette loi a par de nombreuses occasions touché un élément de la presse mauricienne (ex : Le Cernéen en 1901 et 1933 et Le Mauricien en 1932). Un autre clause toute aussi importante intitulée “Du respect de la vie privée” stipule que chacun a droit à sa vie privée et que personne n’à le droit d’y porter atteinte.


Juste après le Code Civil il y a le Code Criminel qui peut lui aussi être utilisé contre les problèmes avec la presse. Ce code criminel expose principalement des lois sur la diffamation, la sédition, la publication d’informations erronées. Les journalistes se doivent de ne jamais commettre ces trois actes qui sont des actes graves et qui pourraient entraîner des conséquences désastreuses.


Il est à souligner que les outrages, écrits ou publiés dans un journal, commis contre une religion légalement établie où contre la morale publique et religieuse seront sévèrement puni. L’investigateur de ces outrages risquera jusqu’à un an d’emprisonnement et d’une amende n’excédant pas Rs 2 000.

Mais il est aussi dit que l’opinion concernant les questions religieuses exprimées ou écrites de manière décente ne seront pas considérées comme étant un outrage.




· 2. La Presse et l’éthique.


L’éthique est souvent acquise après de nombreuses années d’expérience journalistique. Certaines personnes considèrent que l’éthique a entièrement à voir avec leur propre conscience et leur sens du devoir moral.

Un certain nombre de personnes (en particulier les jeunes, qui dès leur sortie du secondaire sont engagés par les rédactions) débutent dans le milieu sans aucune formation et sans avoir la moindre idée de ce qu’il est judicieux d’écrire ou non. Et cela car il n’y a pas d’école de journalisme à proprement parler qui puisse leur enseigner les préceptes déontologiques et parce que peu d’entre eux ont la possibilité et la somme nécessaire pour effectuer des études de journalisme.


Cela ne constitue pas un obstacle majeur dans le fait que l’on puisse être un bon journaliste car un journaliste obtient la plupart de son expérience en travaillant sur le terrain mais l’acquisition de certains principes de base reste quand même essentielle. Le fait est que ceux qui veulent apprendre par eux-mêmes ont beaucoup de mal a accéder à de bons livres ou guides sur le sujet (les librairies et bibliothèques mauriciennes sont particulièrement pauvres en ce qui concerne le domaine du journalisme) et car il n’y a pas de vrais stages offerts par les rédactions. Ce qui fait que, la plupart du temps, certaines personnes exercent ce métier par l’idée qu’ils s’en font (la plupart du temps cette idée est fausse ou pas totalement exacte). Ils sont pris pour leur qualités rédactionnelles et sont, la plupart du temps, livrés a eux-mêmes et inexpérimentés, lorsqu’il s’agit d’aller sur le terrain.


La bonne pratique du journalisme commence par une bonne compréhension du rôle et des pouvoirs de la presse dans notre pays, le journaliste doit avoir conscience de tout cela, c’est ce qui constitue en partie son éthique et le fait qu’il prenne du recul avant d’agir, mesurant les conséquences et étant parfaitement conscient des répercussions que peuvent avoir ses actes.


Un journaliste débutant doit être au courant de certaines choses essentielles comme les interdictions du métier liée à la malhonnêteté de certains .Savent-ils qu’ils ne doivent pas accepter de présents ou d’avantages fait par les gens avec qui ils traitent ? Doivent-ils automatiquement faire savoir qui ils sont ? Jusqu’où peuvent-ils aller pour obtenir une information ? Est-ce bien de payer pour obtenir une information ? Peu d’entre-deux connaissent les réponses à ces questions et même si certaines réponses tombent sous le sens, les mentalités ne sont pas les mêmes et donc les avis divergent.


Le journaliste doit aussi avoir une parfaite maîtrise pour ce qui est de gérer les conflits d’intérêt qui peuvent se manifester à n’importe quel moment et toujours garder son sang-froid lorsqu’il s’agit de prendre des décisions ou de faire des jugements difficiles par lui-même (ex: des jugements totalement objectifs)


Bien sûr l’existence des codes de l’éthique ne peut garantir qu’ils seront suivis à la lettre mais leur présence est déjà un avantage pour la presse mauricienne qui peut toujours se reposer sur eux pour former de bons et honnêtes journalistes et ainsi continuer à garder de plutôt bonnes relations avec le gouvernement.

Depuis toujours la presse est en collaboration avec la police pour ce qui est des vérifications et des contre vérifications ce qui fait qu’un respect des lois et de l’éthique est primordial pour continuer à entretenir cette collaboration.

Un problème d’union et d’objectifs

La presse c’est longtemps montrer trop divisée pour être apte à trouver un terrain d’entente ou une formule qui pourrait montrer le support des uns et des autres. C’est aussi vrai que cette profession est l’une où l’on trouve généralement des personnalités assez fortes qui sont inévitablement destines a se heurter entre elles, avec des gens qui ont tendances a être très critiques sur chaque choses. Mais si avant ces associations n’avaient pas put aboutir à quelques chose de concrets a l’époque car les journalistes mauriciens n’avançaient pas encore vers les même buts et vers les mêmes objectifs. Les journalistes qui travaillaient dans ce qu’on pouvait appeler les « papiers indépendants », qui étaient en fait privé, n’avaient pas l’air de penser qu’ils avaient un point commun avec les journalistes qui travaillent pour les « papiers des partis politiques » et leurs tentative d’associations n’ont aboutis car ils étaient ce qu’on appelait « les petits groupes »